La sélection Danse de Gigz – Mai/Juin 2018

À la pointe ! Danse

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Gigz a sélectionné pour vous le meilleur des spectacles de danse et ballets à ne pas manquer en mai et juin :

Six ans après son “Solo 30×30” interprété sur le parvis du Trocadéro, Paul-André Fortier est de retour au Théâtre National Chaillot pour proposer sa nouvelle création en collaboration avec l’auteur dramatique Etienne Lepage. Voici un homme qui a dansé, et qui danse toujours. Un corps qui a vécu et qui persiste, une esthétique formelle, une aura presque mythologique, une expérience qu’on ne saurait lui enlever sans lui arracher la peau. Il demande à des plus jeunes d’entrer dans son monde. Un auteur, un acteur, une guitariste punk, et d’autres encore. Il leur demande de l’accompagner, de le nourrir, mais aussi de le mettre au défi, de le pousser dans l’inconnu, et peut-être même pire. Parce que le monde change. Et lui comme le reste. Ses styles, ses goûts, mais aussi ses questions, ses préoccupations. Et pour répondre, il faut parler, bouger, chanter, se débattre, suer. Danser, évidemment. Encore danser. Comme si c’était la première fois. Comme si c’était la dernière fois. Un clash de conventions et de langages à la recherche d’un but commun. Ne cherchez ici ni rétrospective, ni exégèse. Seul un désir increvable que la création et ses formes bougent comme le temps, qu’elles ne laissent derrière elles que le présent qui brûle.

 

Immortalisées par Rodin au début du siècle dernier, les danseuses du Ballet Royal du Cambodge lui rendent hommage aujourd’hui dans ce spectacle éblouissant. La gestuelle gracieuse et les costumes magnifiques de ces artistes perpétuent une tradition millénaire de l’art sacré des Khmers. A l’origine, leurs représentations accompagnaient les événements royaux, mariages, funérailles ou fêtes. L’UNESCO, qui l’a inscrite sur la liste représentative du patrimoine vivant, rappelle que cette danse “investie d’un rôle sacré et symbolique, incarne les valeurs traditionnelles de raffinement, de respect et de spiritualité.” Dans “Métamorphoses”, sa nouvelle création, le ballet relate l’histoire de “Psyché”, figure antique qui inspira Rodin, puis les danseuses donnent corps et vie aux aquarelles dans un tableau aux couleurs resplendissantes, vision du paradis du maître.

 

Gala d’Étoiles est un rendez-vous unique qui distille sur scène son élixir d’excellence. Cette huitième édition offre l’occasion exceptionnelle de découvrir ou de redécouvrir un programme présentant de nouveaux talents parmi les plus grands danseurs de la scène actuelle : Étoiles, Solistes de l’Opéra de Paris et artistes internationaux. Qu’ils se risquent aux grands morceaux de bravoure du grand Répertoire classique ou interprètent des créations inédites, ces danseurs au sommet de leur art transmettent au public un concentré d’émotions et de grâce. Une palette éblouissante à la conquête du beau et du léger… L’évasion et la communion engendrées par cet art transportent le spectateur vers la Beauté.

 

Après treize années à la direction artistique du Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie, Hervé Robbe réaffirme depuis 2012 son projet d’artiste et de pédagogue au sein de la structure de production : TRAVELLING&CO. Depuis 2012, les relations privilégiées qu’Hervé Robbe entretient avec l’architecture, les arts plastiques et l’image, les dialogues originaux qu’il développe avec la musique auront irrigué et coloré ses différents projets de création. Une pluridisciplinarité à l’œuvre qui s’est exprimée en particulier dans trois créations pour le plateau, enrichies de collaborations artistiques singulières : Slogans, Dahlias Song et La Tentation d’un Ermitage. Une mise en jeu transversale des langages artistiques qui interroge et nourrit le sujet chorégraphique et ouvre des nouveaux champs d’écriture de la danse. Par la diffusion de ses projets scéniques et de ses productions filmiques, Hervé Robbe invente une diversité de formats et de contextes propices au déploiement du chorégraphique, et de nouvelles modalités de leur médiation auprès des publics.

 

Un programme où soufflera « l’esprit de famille » avec la fine fleur du ballet suédois moderne pour fêter le cinéaste Ingmar Bergman. Attention événement ! Et pas des moindres puisque sans doute pour la première fois sont réunis à Paris dans un même programme trois créateurs suédois appartenant au Gotha du ballet moderne. Honneur à l’immense Mats Ek, l’un des chorégraphes les plus respectés aujourd’hui dans le monde de la danse et qui une nouvelle fois nous offrira ce bonheur de l’admirer sur scène en compagnie de sa complice Ana Laguna. A ses côtés, deux de ses compatriotes, Alexander Ekman et John Inger, personnalités bouillonnantes de la scène chorégraphique internationale et au talent fou. Leurs langages, épris de modernité et de liberté, mélangent vocabulaire classique et contemporain pour offrir des pièces où la théâtralisation des corps convoque des univers d’une force incroyable (que l’on songe au Swan Lake du premier ou à la relecture du Boléro de Ravel du second).

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