Feu! Chatterton – L’Oiseleur

Depuis le 17 mars et jusqu’au 25 mars, on célèbre la Langue française et la Francophonie. Ca tombe plutôt bien pour cette chronique parce que je vais vous parler de Feu! Chatterton et ils font partie de ceux qui mettent joliment notre langue en valeur. Leur deuxième album “L’Oiseleur” (celui qui attrape des oiseaux) est sorti le 9 mars et il vole haut, très haut…

Feu! Chatterton est un groupe passionnant, composé de dandys passionnés. Leur singularité trouve racine chez un auteur-interprète charismatique : Arthur et quatre musiciens aux influences mêlant rock (progressif, psyché…) et jazz : Sébastien (guitare/clavier), Clément (guitare/clavier), Antoine (basse) et Raphaël (batterie).

Parues sur leur premier album “Ici le jour (a tout enseveli)”, les mélodies aguicheuses de “La Malinche” ou de “Boeing” font aujourd’hui toujours guincher mes épaules. Sûrement avec maladresse, je chante encore la force et la beauté du refrain de “Côte concorde” (titre inspiré du Costa Concordia échoué au large de l’Italie) : “Du ciel tombe des cordes / Faut-il y grimper ou s’y pendre ?“. Un premier opus enthousiasmant.

Alors forcément, on attend toujours beaucoup d’un deuxième album d’un groupe qui nous a séduit dès le départ. Passé ce coup de foudre, l’histoire avec Feu! Chatterton peut-elle se vivre sur du plus long terme ? C’est un peu fébrile que je clique sur le bouton play de ma plateforme de streaming (bon là clairement nos nouvelles pratiques manquent vraiment de charme, j’aurais aimé vous écrire ça : “je pose fébrilement le vinyle sur ma platine” mais, bon)

Je ne te vois plus” sonne mystérieuse et la voix d’Arthur raconte, chuchote… pour laisser place à une mélodie électro planante. L’envol se poursuit avec “Grace” où l’on retrouve cette force dans l’interprétation, dans les cris mêlés aux sons cristallins de guitares qui se font écho. Avec “L’oiseau”, on atteint la vitesse de croisière, alors, on ferme les yeux, bercé par une plume poétique. “Le souvenir” évoque celui de l’être perdu, de son empreinte, de l’absence, de l’après… Délicieux pari, “L’ivresse” tranche avec leurs habitudes et tire vers le rap. Une histoire de fin de soirée qui contient plus de liquide que de solide mais plus tard, vous vous surprendrez aussi à reprendre en choeur : “ça y est voilà, ça y est voilà, je suis raide”. Les notes orientales et la ligne de basse jazzy sur “Zone Libre” révèlent une nouvelle fois les riches influences et le talent de composition du groupe. Sur “Errusel Baled (les ruines)”, l’âme de Barbara semble planer un peu au dessus des mots et de l’interprétation. Touchée. Les synthés se font seventies et la batterie tient la cadence sur l’électrisant “La fenêtre”. Le chapitre se referme sur “Le départ” et boucle la boucle du premier titre.  La voix est parlée sur les premières notes, avant d’enchaîner sur une partie plus orchestrée, symphonique aussi. De nouveau ici, l’oiseau traverse l’orient et invite au voyage.

Cet album de Feu! Chatterton est de haute voltige. Me voilà donc rassurée, c’est plutôt bon Cygne, pour la suite de notre histoire…

L’Oiseleur, à écouter ici // Vos places pour Feu! Chatterton, en concert près de chez vous, sur l’application Gigz !

Louise Robert

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