Arctic Monkeys – Tranquility Base Hotel & Casino

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Le groupe d’Alex Turner est enfin de retour après cinq longues années d’absence avec un album riche mais déroutant pour les fans de la première heure. 

Groupe à succès depuis leurs débuts au tournant des années 2000, les Arctic Monkeys constituent un des groupes de rock actuel les plus respectés et doté de la plus grande base de fans, au même titre que les Strokes, leur alter-ego américain. Toute une génération a en effet été marquée par leurs premiers albums, truffés de tubes tels que “I Bet You Look Good On The Dancefloor” ou “Fluorescent Adolescent”.

Dès la première écoute, on se rend compte qu’un tournant a été pris par le groupe de Sheffield. Point de riffs agressifs, point de tubes rock comme dans le précédent AM, mais la voix de Turner comme fil conducteur des onze morceaux. Accompagné d’un piano omniprésent tout au long de l’album, c’est bel et bien la voix qui semble dicter le tempo des morceaux, parfois modifiée, souvent arrangée, le groupe semble prendre plaisir à se réfugier derrière le chant de leur leader. Serait-ce pour compenser un manque d’originalité sur les compositions instrumentales?

Effectivement, le tempo n’est plus le même qu’à l’apogée du groupe : les morceaux sont plutôt lents, voire jazzy avec des touches de soul. Mais cela reste cohérent dans l’ensemble. On regrettera cependant l’absence totale de titres rock, de tubes, ou même de potentiels singles, même si cela a sûrement été fait volontairement de la part du quatuor, et en rupture totale avec ce à quoi ils nous avaient habitué.

Mué en Gainsbourg anglais du XXIème siècle, Alex Turner questionne la célébrité avec autodérision et penche plutôt vers la pop des années 70 que vers le rock indie des premiers albums. On sent la volonté d’expérimenter de nouvelles sonorités, même si celles-ci tendent à se rapprocher du projet Last Shadow Puppets de Turner et Miles Kane, un certain retour en arrière donc…

Troquant sa guitare pour le piano, Alex Turner et ses potes ont bel et bien pris tout le monde à contrepied en étant en totale rupture avec leurs opus précédents. Les plus optimistes diront que l’on sent une réel volonté d’application et d’arrangement. Mais qui se fait au détriment de la spontanéité que l’on adorait tant dans un Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not des débuts. Les plus pessimistes diront qu’on a l’impression d’écouter onze fois le même morceau. Une chose est sûre, les singes de l’Arctic n’ont pas fini de nous surprendre…

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